On n'est pas d'un pays mais on est d'une ville

06 mai 2013

Une journée avec ...

Yohan Mollo

 

 

mini_MOLLO_1360163403

asse.fr

 

 

7H30 : Dur réveil pour Yohan qui a passé une très mauvaise nuit. Pour cause son nouveau doudou, un maillot d'Ibrahimovic, était au lavage.

8H00 : Déjeuner au club oblige, il ne saliera pas son superbe mug CR 7 gagné à la vogue de Granada. Son état de nervosité augmente.

8H30 : Après s'être habillé tout seul, Yohan, pas peu fier de lui à une pensée émue/virulente (barrez la mention inutile) pour Guy Lacombe.

8H45 : A un feu rouge à quelques encablures du centre d'entrainement de L'Etrat, quelqu'un le regarde avec un peu trop d'insistance dans le rétroviseur. Une longue embrouille s'en suivra jusqu'à qu'il ne se rende compte que ce n'était que son reflet.

9H02 : La place enfant du parking de L'Etrat est prise par le 4X4 de Kurt Zouma. Sale journée pour Yohan.

9H04 : "beau gosse, t'inquiètes. Tac tac t'assure. La classe". Yohan vient de se voir dans le reflet de l'Aston Martin chromée d'Aubameyang

9H20 : Petit déjeuner collectif. Aubameyang réclame la boite de Frosties à Yohan qui après une feinte de corps entre Brison et Perrin, se permet une feinte de lancer de boite de céréales avant de s'arrêter pour se regarder dans le mirroir de la salle à manger collective "beau gosse, si si t'assures". 

9H22 : Aubameyang fini son bol de Miel Pops quand il reçoit le paquet de Frosties des mains de Yohan.

10H00 : Aujourd'hui c'est travail en salle. Yohan en profite pour travailler son art au tricotage.

11H30 : "beau gosse, t'inquiètes. Tac tac t'assure. La classe". Yohan vient de se voir dans le mirroir des vestiaires.

12H00 : Repas collectif. Voulant réparer son erreur matinale avec les Frosties. Yohan prend l'initiative de verser un paquet de Frosties dans les spaghettis à Aubameyang.

14H00 : Heure de la sieste. Yohan est déçu d'avoir perdu au Scrabble face à Nicolita et Laudrup.

15H00 : Cristiano et Yohan main dans la main qui dribblent des coquillages sur la plage. Yohan fait son rêve favori.

17H15 : Entrainement collectif. Entrainement aux coups de pieds arretés. La SPA de Saint-Etienne se met en place pour recueuillir les cadavres d'oiseaux quand Yohan se prépare à tirer.

17H45 : Un coéquipier curieusement vétu de couleur orange empêche Yohan de tirer les coups francs. En effet, il ne veut pas reculer et se mettre à la distance reglementaire.

18H00 : François Clerc sépare Yohan et le mannequin qui fait office de mur a l'entrainement qui en étaient venus aux mains.

19H00 : "beau gosse, t'inquiètes. Tac tac t'assure. La classe". Yohan s'est vu dans les lunettes de soleil de Roland Romeyer malgré qu'il fasse nuit

20H30 : Prière quotidienne devant le poster de Cristiano Ronaldo

21H00 : Yohann s'embrouille avec sa télé. Il veut regarder la 6 elle met la 9.

21H30 : Après avoir retourné la télé, il a compris que c'était la télécommande qu'il avait mise a l'envers. Nouvelle embrouille avec la télé qui lui met la 6 quand il veut la 9

21H45 : "beau gosse, t'inquiètes. Tac tac t'assure. La classe". Yohan se voit sur twitter et se twitte ce message

22H00 : Son maillot d'Ibra dans une main, la photo de Ricardo sur sa table de chevet et son pouce dans la bouche, Yohan est prêt à dormir.

22H30 : Yohan décide de compter les moutons pour enfin arriver à s'endormir.

22H35 : Il ne sait plus ce qui vient après 8. Il abandonne non sans insulter Guy Lacombe

23H10 : C'est finalement devant une compilation des plus belles actions de Cristiano Ronaldo que Yohan s'endort paisiblement

 

 

Posté par Roger Caillou à 23:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Enfin

3163591_3_6a4b_les-stephanois-entoures-de-leur-entraineur_ca77128648d68d45f912a24e0d89ed25

Oui, enfin

Enfin sainté a remporté un trophée maj....un trophée

Alors oui, ce n'est que la coupe de la ligue qui dans l'histoire du football, aura autant de poids que la coupe Drago (bien avant Rocky Balboa il y'avait ça).

Mais merde oh !

Je m'excuse ce ton familier voir vulgaire, mais quand meme 32 ans. 32 ans que ce club, le plus titré du pays n'a rien gagné de majeur (oui parceque bon un titre de Ligue 2...). 32 ans soit une génération entière qui connait ce club que vis-à-vis de son passé.

"AH C'ETAIT MIEUX AVANT"

jean-michel-larque-st-etienne-013-9934-9934

 

Pour le dernier titre de champion de France de première division, je n'étais même pas dans les bourses à mon père, alors pour le peuple vert qui déflie sur les Champs Elysées, même pas sur que mon père connaissait ma mère, c'est dire.

Qu'il fut dur tout ce temps où les supporters qui étaient de ces glorieuses 70's se gargarisaient devant nous, pauvres jeunes qui naissions avec un lourd passé que nous n'avions même pas vécu sur le dos. Nous pauvres gamins qui ne connaissaient pas la ferveur verte qui s'était emparé de toute la France en 76. 

Ils ont connu les Curkovic, Rocheteau, Revelli's Bros, Larqué, Rep ou le grand Platini

michel-platini-a-passe-3-ans-a-saint-etienne-pour-78-buts-en-championnat-et-le-titre-de-1981_51381_w460Panov10

 

Nous on a eu les Panov, Rodrigao, Kuzba, Yao, Pouget, Mazure ou le grand Di Rocco

C'est dire la purge. La honte qui nous était infligé chaque fois que l'AS Saint-Etienne était citée quelque part, revenant sans cesse à ces glorieuses heures sans aucune considération pour le présent. Sans aucune considération pour ceux qui aujourd'hui remplissent à 40% le stade Geoffroy Guichard (car oui les 60% restants sont encore ces maudits vieux).

Ils étaient à Glasgow, Liverpool, Kiev, Paris et autres destinations qui valent sans doute mieux que Laval, Créteil, Cluj, Gueugnon ou Valence (oui, la grande Valence, capitale de la Drôme). 

Cette redondance de leur passé au final les pousse tous jouer indirectement à "qui qu'a la plus grosse ?" avec nous. Et force est de constater que les vieux sont bien montés les salauds. 

VRAI ? FAUX SUPPORTER ?

Cette manie de vivre dans le passé (qui est autant inscrite dans le patrimoine de l'ASSE que la doudoune "Tragédie" fourrure de Christophe Galtier) a forcemment tôt ou tard forcé les générations post 81 à se sentir inférieurs. Se sentir "moins" supporters des Verts.

Forcemment, devant cette constatation qu'eux ont un vécu de supporters que nous n'avons pas, cette question est légitime. Pourtant des matchs au compteur on en a depuis un bout de temps maintenant. Notre amour du club on l'a prouvé à maintes reprises quand on s'époumonait a pousser les notres un soir de janvier 2003 alors que sur la pelouse Gueugnon gagnait 3-0 à Geoffroy Guichard et offrait une belle....17e place de Ligue 2 à sainté. Nous aussi nos déplacements en Europe on les a eu. Cluj, Athènes ou Tel-Aviv par exemple. 

Mais malgré tout, cela ne suffisait pas. Cela n'avait pas le luxe, le brillant de ce qu'on connu nos ainés. 

Et je parlerais brièvement de ces supporters dit "ultras" qui eux aussi sont arrivés après cette gloire. Ces meme supporters qui aujourd'hui assurent avec brio, il faut l'avouer, la perenité de ce que l'on appelle "le chaudron". 

Malheureusement, l'ancien est tétu. Pour eux le chaudron était avant et il sera après (on s'en approche de plus en plus malheureusement du "après"). Pour eux, pas besoin de tifos et autres animations diverses pour faire de ce stade un véritable atout. Ils n'avaient pas tout ça eux a l'époque et pourtant ils en ont fait tremblé des adversaires.

376046_646135482078768_351388056_n

NOUVEAU DEPART 

Saint-Etienne-a-fete-ses-heros_article_hover_preview

Cette coupe de la ligue, aussi ringarde soit-elle, n'ayons pas peur des mots, peut être le déclencheur d'un nouveau départ pour l'ASSE. Là ou le retour des verts pour un rien est directement évoqué par les médias, là où la cote de popularité établie par les vieux (encore eux) en leur temps fait que le peuple vert dispose d'un capital sympathie assez conséquent aujourd'hui, et surtout là où enfin la stabilité a gagné tous les étages du club. 

Car oui, cette période de disette, et l'effet boule de neige qu'elle a irrémédiablement générée, a ralenti la croissance de ce club. Mais aujourd'hui, force est de constater qu'enfin le calme est vraiment revenu dans le Forez. Après des ultimes changements et signes d'instabilité, enfin un organigramme clair, net et précis a été défini. 

La mise en place de cette grille de salaires "au mérite" (avec une part fixe, et le reste en primes liées aux performances individuelles) a comme effet de motiver et responsabiliser les joueurs. Ce choix de la direction permet de garder une certaine équité dans le vestiaire et donc maintient une bonne ambiance dans le groupe. 

Il y'a bien d'autres facteurs qui font que l'ont peut raisonnablement croire au futur de cette équipe, mais je vais abréger un peu. Je vais trouver quoi à dire dans mes prochains articles ?

MERCI THIRIEZ (non ça je le mets pas en gras)

Oui, ce titre "me troue le cul" (Eric Cartman), mais il est sincère. Sans lui, cette coupe en carton n'existerait pas. Sans lui nous n'aurions pas eu cette grande finale nationale à la capitale. Sans lui, les puceaux que nous étions encore n'aurions pas eu l'occasion de faire raviver avec presque autant de ferveur cette flamme verte comme l'ont fait nos ainés. Sans lui....non ça s'arretera là, faut pas abuser.

Le reste appartient au club, avant d'apparternir aux supporters. L'ASSE a toutes les clés en main pour vraiment grandir, progresser et...gagner.

Au club de ne pas gacher cette solide base qui est en train de s'installer, au club de faire vibrer ses supporters.

Au club d'enfin nous permettre nous "ceux d'après" d'enfin exister...

Posté par Roger Caillou à 21:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]